Demandez des certificats à un fournisseur, vous recevrez un dossier. La vraie question est plus étroite : chaque document couvre-t-il exactement le modèle, la version de tension et la configuration qui seront dans votre conteneur, et est-il reconnu sur le marché où vous vendez ?
Un logo de certification sur une fiche produit n’en dit rien. La liste des modèles, les valeurs assignées et l’édition de la norme imprimées dans le rapport, si.
Ce que prouve chaque document
Ces pièces ne sont pas interchangeables. Demandez le rapport complet, pas le certificat d’une page : le certificat résume, le rapport montre ce qui a été testé et sur quels échantillons.
| Document | Ce qu’il couvre | Ce qu’il faut demander |
|---|---|---|
| Certificat d’essai CB IECEE + rapport d’essai CB | Sécurité électrique selon l’IEC 60335-1 et les parties 2 applicables : IEC 60335-2-14 pour les robots ménagers et, pour une machine qui chauffe, généralement aussi l’IEC 60335-2-15 | Le rapport complet, avec les amendements et les différences nationales évaluées |
| Rapport d’essai CEM | Émissions et immunité électromagnétiques | La liste des modèles et les normes appliquées |
| Rapport d’essai RoHS | Substances restreintes dans les matériaux et composants | La date d’essai et les pièces prélevées |
| Rapports d’essais matériaux / chimiques | Matériaux au contact des aliments | Quelles pièces ont été testées, selon quelle réglementation |
| Déclaration UE de conformité | La déclaration légale du fabricant ; dans l’UE, qui vend sous sa propre marque est considéré comme fabricant | Qui la signe, et si votre référence y figure |
Cinq vérifications avant de vous fier à un rapport
Faites-les sur les documents eux-mêmes, pas sur un résumé envoyé par e-mail.
- Référence du modèle : votre modèle doit figurer en couverture ou dans la liste des modèles. Un rapport sur un modèle « similaire » ne se transfère pas.
- Valeurs assignées : tension, fréquence et puissance doivent correspondre à la version commandée. Un rapport en 220–240 V ne dit rien d’un appareil en 100–120 V.
- Fiche et cordon : la fiche testée doit être celle de votre marché.
- Édition de la norme et date : certains marchés et distributeurs exigent les éditions en vigueur ; un rapport ancien peut devoir être mis à jour.
- Demandeur, fabricant et usine : le rapport les indique séparément, et aucun ne doit forcément être la société que vous payez ; c’est souvent la société export ou commerciale du groupe. Demandez au fournisseur de montrer le lien entre chaque nom, la société que vous payez et l’usine qui fabriquera votre commande. Si personne ne peut l’établir, vous achetez via un intermédiaire ; sachez qui répondra des documents plus tard.
Ce que Kanench peut vous transmettre pour votre modèle
Notre portefeuille comprend des certificats d’essai CB IECEE, des certificats de conformité CEM, RoHS et sécurité électrique, une attestation de conformité CE, un certificat d’examen CE de type, la certification CCC, des vérifications SGS ainsi que des rapports d’essais matériaux et chimiques. Chaque certificat ou rapport d’essai s’applique aux modèles listés dans ce document.
Pour des documents propres à un modèle, indiquez-nous le modèle, la version de tension et le pays de destination. KC1-B, KC5, KC7, KC8 et KC9 sont proposés en 100–120 V et 220–240 V. Vous pouvez aussi organiser un audit d’usine pour évaluer nos capacités de production.
Les modifications de marque de distributeur qui cassent la couverture
Votre logo sur le boîtier change rarement la façon dont la machine est testée. Votre marque et votre référence commerciale doivent quand même apparaître dans les documents, en général via un amendement du rapport géré par le laboratoire émetteur.
Pour tout ce dont dépendent les essais de sécurité, c’est différent : moteur, élément chauffant, cordon ou fiche, carte de commande, plastiques ou joints au contact des aliments, ajout d’un module Wi-Fi. Attendez-vous à des essais complémentaires. Convenez avant le bon de commande de qui les organise et les paie, et intégrez les semaines supplémentaires à votre planning de lancement.
Votre marché : la France et l’UE
Pour ce type d’appareil ménager, le fabricant déclare lui-même la conformité aux directives basse tension, CEM et RoHS ; aucun organisme notifié n’est exigé. Une attestation CE de laboratoire appuie cette déclaration mais ne remplace pas la déclaration UE de conformité signée. Si l’appareil a du Wi-Fi ou du Bluetooth, c’est la directive RED qui sert de base pour la sécurité et la CEM et, depuis le 1er août 2025, des exigences de cybersécurité (règlement délégué (UE) 2022/30) s’ajoutent pour les équipements radio connectés à Internet. Les pièces au contact des aliments relèvent des règlements (CE) 1935/2004 et, pour les plastiques, (UE) 10/2011.
En tant qu’importateur, vous vérifiez avant la mise sur le marché que l’évaluation de conformité, la documentation technique et le marquage CE existent, vous indiquez votre nom et votre adresse postale sur l’appareil ou, si ce n’est pas possible, sur l’emballage ou un document d’accompagnement, et vous conservez la déclaration dix ans. La notice doit être rédigée dans une langue facilement comprise par les consommateurs, fixée par l’État membre. La directive DEEE 2012/19/UE impose aussi au producteur de s’enregistrer dans chaque État membre où il vend : vérifiez avec votre commissionnaire en douane, avant de commander, le registre et la filière qui s’appliquent en France.
Avant de verser l’acompte, posez la liste des modèles, la tension assignée, le type de fiche et le nom du fabricant du rapport à côté de votre bon de commande. Tout écart se règle maintenant, tant que c’est le problème du fournisseur et pas celui de votre commissionnaire en douane.
